Bien que le taux d’hygrométrie dans leur milieu naturel atteigne, ou même souvent dépasse, les 80 %, la plupart de nos orchidées se satisfont bon gré mal gré de 50 à 60%, ce qui n’est déjà pas si facile à obtenir dans nos habitations modernes, surtout l’hiver quand les radiateurs sont allumés.
Heureusement, nos orchidées sont la plupart du temps regroupées sur une surface assez restreinte et il n’est pas nécessaire de plonger la maison entière dans une brume tropicale !
On peut d’ailleurs facilement associer nos belles à d’autres plantes (elles cohabitent dans la nature) pour recréer un petit coin de jungle. Le terreau des plantes vertes étant toujours plus ou moins humide, les orchidées apprécient ce micro-climat très bénéfique pour elles. La proximité d’un papyrus, toujours les pieds dans l’eau, est très intéressante :

Si l’on préfère cultiver les orchidées à part, il est souvent recommandé d’installer les pots au-dessus de plateaux remplis soit de billes d’argile soit de pouzzolane soit même de litière pour chat (la choisir plutôt blanche et non traitée …).
C’est ce que nous faisons tous plus ou moins, ça donne bonne conscience et si les plateaux sont suffisamment grands (c’est la surface qui compte, pas la profondeur), effectivement, on gagne quelques %.
On peut améliorer le système et le rendre plus efficace en immergeant dans le bac une résistance d’aquarium couplée à un thermostat (ça s’appelle un combiné), c’est peu onéreux et on en trouve dans toutes les jardineries. Dans ce cas, il faut que le bac soit profond pour qu’il y ait assez d’eau.

Si on installe les pots sur une grille bien rigide, nul besoin de billes d’argile ni de pouzzolane, une fois le bac rempli d’eau, on immerge le chauffe-eau et on le branche (réglé sur 30°environ). Penser à rajouter de l’eau régulièrement, elle s’évapore assez vite ! Voilà encore quelques % de gagnés.
Suivent pêle-mêle quelques idées, certaines évidentes, d’autres, plus … discutables ;-). Chacun fera son choix, en son âme et conscience !
- Commencer par éloigner les orchidées de toute source de chaleur, car plus la température augmente, plus l’humidité diminue
- Installer des saturateurs sur tous les radiateurs et les remplir régulièrement
- Se faire offrir pour Noël un humidificateur électrique
- Etendre des serviettes-éponges mouillées sur les radiateurs (attention, sur certains c’est formellement interdit). Les choisir avec soin, car esthétiquement ça peut être difficile à supporter
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- Faire sécher sa lessive sur un étendoir près de ses plantounes (même remarque que précédemment)
- Fabriquer une fontaine d’intérieur en assurant la circulation de l’eau avec une petite pompe d’aquarium. On peut immerger là aussi un chauffe-eau qui accélère l’évaporation de façon appréciable. Ne pas oublier de rajouter de l’eau tous les jours, sinon la pompe risque de désamorcer. Le débit des petites fontaines achetées toutes faites dans les jardineries est ridiculement bas
- Brumiser régulièrement le feuillage des orchidées (ce conseil est très controversé…). Attention : “Brumiser” ne signifie pas “asperger” ! Il faut éviter de faire couler de l’eau dans le cœur des plantes car il y a risque de pourriture. On recommande parfois de vaporiser le “dessous” des feuilles … Mais allez donc vaporiser le “dessous” d’une feuille sans vaporiser le “dessus” de la feuille du “dessous”
- Installer les orchidées les plus exigeantes en humidité ambiante (botaniques, miniatures et/ou montées) dans une petite serre d’intérieur style Balcony ou autre. Attention au soleil et prévoir une ventilation
- Ouvrir les fenêtres, chaque fois que le temps le permet, pour faire pénétrer l’air extérieur, généralement plus chargé en humidité que l’air des habitations
- Penser de toute façon à aérer très régulièrement la pièce où sont installées les orchidées ou installer un ventilateur facilitant le brassage de l’air (l’un n’empêche pas l’autre)
Les heureux propriétaires de véritables serres auront moins de mal à maintenir une hygrométrie élevée : Arrosage du sol, présence de grands récipients (tonneaux, par ex.) remplis d’eau en permanence. Ils peuvent installer aussi un brumisateur relié à un programmateur qui diffusera un léger brouillard aux heures les plus chaudes de la journée.
Et n’oubliez pas que, si l’hygrométrie est très importante pour nos belles, ce n’est pas le seul paramètre à respecter. La lumière en est un autre, primordial ! La température, selon l’origine des plantes. L’arrosage, bien maîtrisé. L’apport d’engrais, raisonnable. Et bien sûr, la qualité du substrat, l’opportunité des rempotages et tout l’amour que l’on porte à ces fleurs merveilleuses ….