Les Orchidées de Sam

N’arrivant pas à me débarrasser (pour un temps du moins … soyons réalistes ;-)) des acariens qui ont élus domicile sur mes orchidées, j’ai décidé de changer de moyen de lutte et tente …

… les auxiliaires !

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Bien que très contente de ma solution à l’huile essentielle de cannelle, celle-ci ne me débarrasse pas vraiment des araignées rouges et autres vilains acariens. Elle se contente d’en limiter leur nombre !

De plus, c’est chaque semaine que je passe du temps à vaporiser plusieurs plantes … si ce n’est pas toutes.

J’ai donc passé commande chez Biogarten de 200 Phytoseiulus persimilis ! Des acariens prédateurs :

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Livrés dans du vermiculit, je les ai aussitôt répandus parmi et sur mes belles …

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… en leur souhaitant un bon appétit !

23
JAN

Drosera capensis

Par Marie-Claire, publié dans Ravageurs et maladies

Petite plante carnivore originaire des marais d’Afrique du Sud, elle est très intéressante pour les orchidophiles car elle n’a pas son pareil pour nous débarrasser de ces petits moucherons qui parasitent souvent nos protégées. Ils sont plus agaçants que dangereux, mais ils pondent dans le substrat, il vaut donc mieux les éliminer et cette méthode a le mérite d’être sans danger pour l’environnement !

Le piège de Drosera capensis est dit semi-actif : Ses feuilles sont équipées de cils enduits d’une sorte de ‘glu’ sur lesquels les insectes viennent se coller. Puis les cils se replient dans un mouvement très lent (invisible à l’œil nu). Le piège se referme et la proie sera bientôt digérée. Seuls quelques ‘restes’, trop durs sans doute, témoigneront du carnage…

On trouve couramment 2 variétés de Drosera : La forme dite « rouge » (glu et fleurs pourpres) et la forme « alba » (glu et fleurs blanches). C’est cette dernière que l’on voit sur la photo. Début octobre elle m’a gratifiée de nombreuses fleurs blanches s’ouvrant successivement, très éphémères, malheureusement.

En appartement les conditions de culture de Drosera capensis sont assez simples mais il lui faut suffisamment de lumière. Elle s’adapte à toutes les températures. Son pot doit toujours tremper dans un peu d’eau (eau de pluie de préférence mais la mienne se satisfait très bien de la Mont Roucous) sauf en hiver où il faut attendre que la soucoupe soit complètement vide avant d’en remettre. Ne jamais ajouter d’engrais. Et inutile de lui donner du steak haché ;-) Vu qu’elle trempe dans l’eau, l’hygrométrie n’a pas beaucoup d’importance.

Quant au substrat, on peut lui offrir de la tourbe blonde, de la sphaigne, et un peu de sable non calcaire. Chacun a sa recette, mais le milieu doit être légèrement acide. Certains la cultivent même en hydro.

Faites attention aux pucerons, la mienne a subi récemment une attaque de ces vilaines bestioles contre lesquels elle s’est montrée curieusement impuissante ! Mais elle s’en est sortie et on voit sur la photo qu’elle est de nouveau en pleine forme …

Pour faire suite à mon billet : Une nouvelle recette contre les acariens, voici quelques photos de plantes attaquées par des tétranyques. Minuscules acariens plus connus sous le nom d' araignées rouges.

Quand l'attaque commence, on ne s'en aperçoit pas tout de suite ! A moins de soulever les feuilles ...

 

... jusqu'au moment où l'attaque devient plus importante et là, on mesure les dégâts ! Tant dessous les feuilles que dessus.

 

Comme traitement, j'ai utilisé ma nouvelle recette à base d'huile essentielle de cannelle. J'ai vaporisé de toutes parts les plus atteintes, en faisant attention de ne pas en mettre sur les racines !

Pour les moins touchées, j'ai préféré leur passer un disque de coton imprégné de solution ... sur et sous les feuilles.

 

Comme vous le voyez, on sait tout de suite, en regardant le coton, à qui on à affaire !

Une autre de mes plantes a, elle aussi, été attaquée : Mais là, les dégâts sont différents : Il doit s'agir d'un autre genre d'acariens, invisibles à l'oeil nu ceux-ci.

Les mêmes, je pense, dont parle Laetitia dans un précédent billet : Les acariens.

 

J'ai traité cette plante de la même manière que les autres et renouvèlerai le traitement, à toutes, dans une semaine ...

... on verra s'il est efficace !

J'avais décidé, en mars dernier, de renoncer aux produits chimiques pour traiter mes belles !

Une décision qui n'est pas toujours facile à tenir. Surtout quand on a affaire à une grosse attaque de cochenilles ... et que l'on adore ses plantes ! Mais j'y arriverai ...

Parmi les traitements naturels que j'avais trouvés contre les acariens, il y avait la décoction de cannelle. La recette en est simple : Il faut laisser infuser de la poudre de cannelle dans de l'alcool à friction (70%).

Antifongique, insecticide et acaricide (par contact) ... et même antibactérienne, la cannelle a, il est vrai, tout pour elle !

Par contre, je ne veux plus entendre parler de l'alcool à friction.

En effet, suite à une attaque d'araignées rouges, il y a quelques mois, sur un Phalaenopsis, j'avais consciencieusement vaporisé le feuillage de ma plante avec cette décoction. Il en est résulté un desséchement important des feuilles ! Peut-être que la plante était déjà affaiblie et/ou peut-être ai-je eu la main trop lourde ... mais le fait est que j'ai failli la perdre !

Je reste, toutefois, convaincue par les propriétés de la cannelle. J'ai donc préparé une nouvelle recette avec, cette fois, de l'huile essentielle de cannelle.

Solution à la cannelle :

  • Mélanger 2 gouttes d''huile essentielle de cannelle dans 20 gouttes de Disper. C'est important de le faire car cette huile n'est pas soluble !
  • Verser ce mélange dans un litre d'eau ...
  •  Bien agiter !

Voilà, c'est prêt ...

... ça tombe bien : J'ai une attaque d'acariens sur plusieurs de mes Phalaenopsis. Je vous tiens au courant !

08
JUIL

Cochenilles à carapace (2)

Par Sam, publié dans Ravageurs et maladies

Lors de l'arrosage quotidien de mes orchidées montées, voici ce que j'ai découvert sur la hampe florale de mon Chiloschista lunifera :

Une petite colonie de cochenilles à carapace !

Le traitement a été rapide et efficace : J'ai simplement couper la hampe. En effet, cette orchidée étant aphylle (sans feuille), les cochenilles se sont contentées de la hampe.

Maintenant, il me faut surveiller attentivement mes plantes pour éviter toute invasion de ces nuisibles ...

27
MAI

Lutte biologique

Par Neocenda, publié dans Ravageurs et maladies

En réponse au billet de Sam du 17 mars 2008 : J'ai décidé ...

Depuis quelques jours, mon abricotier et mon mirabellier sont "envahis" de petits insectes allongés dont le corps noir est marqué de quelques taches oranges. Il y en a tellement qu'ils tombent spontanément des branches (et occasionnellement dans ma tasse de thé ...).

Si vous observez les mêmes dans votre jardin, considérez-les avec beaucoup d'attention et de respect : Il s'agit de LARVES DE COCCINELLES ! Grosses "dévoreuses de PUCERONS !!!"

Eh oui, elles ne ressemblent guère à l'insecte adulte tout rond, rouge ponctué de noir que l'on connait bien ! 

J'ai aussitôt pensé à mes Streptocarpus (très belles plantes à fleurs pour l'intérieur) qui sont la proie de ces petits ravageurs verts depuis le début du printemps. Aussitôt dit, aussitôt fait : J'ai collecté une bonne dizaine de ces petites larves et les ai dispersées dans mes plantes.

Les voici à l'oeuvre : 

 

 

Espérons qu'elles vont se régaler avant de se nymphoser et se transformer en petites "bêtes à bon Dieu" !

30
AVR

Pourriture

Par Sam, publié dans Ravageurs et maladies

Une goutte d'eau qui stagne au creux des feuilles, chez certaines orchidées, cela ne pardonne pas ! Je viens d'en faire la triste expérience ...

(Ne pas faire attention à la feuille jaune : Pour elle, rien d'inquiétant ... elle vieillit)

Ce qu'il faut faire dans ces cas-là : Couper ce qui est atteint pour ne laisser que du tissus sain. Cautériser a la cannelle (en poudre ... comme pour les gâteaux) et ralentir les arrosages jusqu'à ce que tout soit rentré dans l'ordre.

S'il vous arrive un jour un pépin avec l'une de vos belles et que vous ne savez pas de quoi il s'agit ou que, bien qu'ayant une idée, vous avez besoin d'en être sûre afin d'agir au mieux ... n'hésitez pas à aller sur le forum des Orchidoux. Vous y trouverez toute l'aide nécessaire !

17
MAR

J'ai décidé ...

Par Sam, publié dans Ravageurs et maladies

... de renoncer aux produits chimiques !

A chaque fois c'est la même chose :

Dès qu'il me faut traiter mes belles pour un problème de cochenilles, d'araignées rouges ou de je-ne-sais-quoi-d'autre avec un produit chimique, je me dis : " Pouah ! Qu'est-ce qu'il sent mauvais ce produit !" Et je me suis (enfin) posée la question :

"Mais, au fait, qu'est-ce qu'il y a dedans ?"

  • Actara G de Maag, par exemple, a pour principe actif, du Thiamethoxam. Pesticide controversé s'il en est car mortel pour les abeilles. Bon, d'accord, je traite mes belles à l'intérieur de mon appart ! Mais quand même ...
  • Stop-Acariens de MIOPLANT (produit traître car l'emballage laisse penser à un produit bio, naturel ...) a dans sa composition du bromopropylate. Un pesticide interdit en France que l'on retrouve, selon un rapport de la CIPEL, dans le lac Léman ...

Que faut-il alors utiliser ? Des produits biologiques bien sûr ! Voici, pour ce qui est des grandes surfaces, ce que j'ai trouvé :

Migros, dans sa gamme MIOPLANT Natura cette fois, propose trois produits : Un insecticide (composition : 1,6% d'acides gras), des auxiliaires (nématodes) et un antisciaride (préparation de spores de Bacillus Thuringiensis).

Coop, lui, propose dans sa gamme de produit Oecoplan : Un insecticide (à base de savon noir), des auxiliaires et un fongicide (ä base de fenouil).

Mais il y a aussi des recettes toutes simples que l'on dit très efficaces ! Comme par exemple :

  • La décoction de cannelle : Antifongique, insecticide et acaricide (par contact) et même antibactérien. Voici la recette de Laurence du site des Orchidouxdingues : "Placer une cuillère à soupe bien pleine de cannelle en poudre dans un sachet à thé (vendu à coté des filtres à café) le tout fermé avec longue ficelle. Rentrer le sachet dans un brumisateur en laissant dépasser la ficelle et compléter à 500ml avec de l'alcool à friction (70%)."

http://pagesperso-orange.fr/lalam/orchigazette ...

  • "Une préparation simple à base de d'huile de cuisine et de liquide vaisselle mélangés pour part égale et utilisé en pulvérisation à la dose d'une cuillère à café pour une tasse d'eau donne de bons résultats, de même qu'une cuillère à café de savon noir pour un litre et demi d'eau. La cuticule des insectes est hydrophobe. Le savon ou le liquide vaisselle rendent poreuse cette protection."

http://pagesperso-orange.fr/bernard.lagrelle ...

  • "L'absinthe: Appelée aussi Artemisia absinthum, est une plante utile pour lutter contre les fourmis, les chenilles, les pucerons, les acariens, la mouche du chou et le carpocapse des pommes. Les différentes préparations sont faites avec 300g. d'absinthe fraîche ou 30g. de sèche pour un litre d'eau. En purin, se sont les fourmis, les chenilles et les pucerons qui disparaissent ! En infusion, vous détruirez les acariens et en décoction, les mouches du chou et les carpocapses seront neutralisés."
  • "L'ail: Un insecticide que l'on prépare en infusion en hachant 75g. de bulbes dans 10 litres d'eau. L'ail est efficace contre le tarsonème, les acariens et les pucerons."

www.jardin.ch

  • "Le purin d'orties : Cette décoction s'utilise contre les pucerons en pulvérisation mais également pour redonner de la vigueur à vos plantes en arrosage et activer votre compost."

 www.La nature.fr

  • "Les purins, infusions et décoctions de plantes ..."

www.pagesperso-orange.fr/girard.guilleme ...

Voilà ! Je n'ai plus qu'à essayer, tester, ajuster et trouver ce qui me convient le mieux ! J'ai bien envie aussi d'utiliser les huilles essentielles en diffusion : Le Cèdre de l'Atlas, par exemple, ferait fuir les acariens ...

Et vous ? Quelles sont vos recettes pour une lutte biologique ? Quels ont été vos résultats ?

Les cochenilles à carapace sont des insectes dont le corps est protégé par une sécrétion cireuse et rigide. Elles ont une forme ovale, de couleur généralement brune et un aspect plus ou moins bombé.

Ces parasites, qui ont la fâcheuse tendance à préférer l'envers des feuilles, se nourrissent en aspirant la sève de nos belles et sont par conséquent très dangereux. Pour s'en débarrasser, vous pouvez ...

  • Les enlever manuellement à l'aide d'un coton tige imbibé d'alcool à brûler
  • Utiliser un insecticide en spray (traitement à renouveler deux fois à 8-10 jours d'intervalle) ou un produit dit "systémique" comme par exemple : Actara G de Maag
07
FéV

Les acariens (suite 2)

Par Laetitia, publié dans Ravageurs et maladies

Ma collection de Phalaenopsis a subi, le 30 août dernier, une attaque d’acariens. Ces sales bêtes ont fait des dégâts considérables sur mes Phalaenopsis hybrides, mais surtout sur mes botaniques. J’ai ainsi perdu l’hybride primaire Manniphil (que je pleure encore un peu tous les soirs d’ailleurs ...).

Deux autres plantes me donnaient du soucis : Les phalaenopsis mannii var. mahogany et Penang Girl (venosa x violacea) ont été passablement touchés.

Une nouvelle feuille était en train d’apparaître sur ce dernier lorsque j’ai dû faire un traitement contre les acariens. Celle-ci a alors séché au cœur de la plante, me laissant peu d’espoir de voir repartir ce Phalaenopsis.

Aujourd’hui, en arrosant mes plantes, j’ai eu la joie de constater que le Phalaenopsis mannii a donné le tour en faisant une nouvelle feuille...

…et que la nouvelle feuille du Phalaenopsis Penang Girl a repris sa croissance malgré ses déboires.

Vivent les Phalaenopsis et mort aux acariens !

http://www.wikio.fr