Les Orchidées de Sam

14
NOV

Dendrobium rigidum

Par Sam, publié dans Fiches de culture

Originaire d’Australie et de Nouvelle-Guinée, ce Dendrobium vit sur des buissons, à basse altitude, en forêt claire marécageuse ou en forêt littorale très humide.

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Il forme des touffes pendantes. Ses feuilles sont épaisses, charnues et rugueuses et peuvent atteindre 6 cm. Son inflorescence mesure, environ, 3 cm et peux donner de 2 à sept fleurs larges de 1,5 cm.

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Je le cultive en tempéré-chaud avec une bonne luminosité toute l’année, des arrosages journaliers et une bonne humidité ambiante.

Pour plus d’infos sur ce genre :

24
MAI

Psychopsis papilio

Par Sam, publié dans Fiches de culture

Acheté en mai 2004, ce Psychopsis n’a pas cessé de fleurir depuis son acquisition !

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Chaque fleur a une durée de vie d’environ trois semaines. Elles mesurent 18 cm de long sur 10 de large.

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A peine la fleur tombée, un nouveau bouton se forme et, 3 à 4 semaines plus tard, une nouvelle fleur apparait. On peut voir, sur la photo de gauche, les floraisons successives d’une des hampes florales.

Je cultive cette plante en tempéré-chaud, voire chaud. Bonne luminosité mais sans plus … place sécurisée oblige ! Arrosage abondant deux fois par semaine : C’est un soiffard ! Je lui donne de l’engrais, en petite quantité, une fois par semaine.

Si je parle de cette plante aujourd’hui, c’est que j’ai eu le plaisir de voir apparaitre, il y a quelques semaines, deux nouvelles hampes !

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Mais … est-ce bien raisonnable de sa part d’émettre tant de hampes ?

… quand on voit la place qui est la sienne dans ma vitrine-serre !

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A savoir :

Une hampe cassée (ou croquée) peut repartir ! Ne soyez donc pas trop prompt à couper à raz ce qu’il reste de hampe !

A voir :

Les Aerides (tribu des Vandae, sous-tribu des Aeridinae, 26 espèces selon Kew), sont des orchidées épiphytes de végétation très proche des Vanda. Les fleurs portent un éperon développé vers l’avant bien visible sur les boutons, souvent caché par le labelle après ouverture des fleurs.

Aerides houlletiana 

Aerides houlletiana, de la section falcata, est une espèce de taille moyenne à grande, de climat chaud, originaire de Thaïlande, du Vietnam et du Cambodge. Cette espèce, des forêts d’arbres à feuilles souvent caduques, apprécie une forte luminosité.

Il aime particulièrement être cultivé en panier avec pas ou peu de substrat (juste un peu de sphaigne autour des racines dans mon cas). Je le cultive maintenant en serre mais il fleurissait aussi lorsque je le cultivais dans le jardin d’hiver, accroché juste en dessous du velux. Dans la serre, il est suspendu immédiatement sous le toit sans protection pendant l’automne et l’hiver. J’ombre un peu au printemps et en été afin d’éviter de brûler les feuilles mais il est toujours en situation très lumineuse (comme un Vanda ou un Laelia). S’il aime des conditions chaudes, cet Aerides a supporté sans aucun problème des températures nocturnes de 10-12°C cet hiver.

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Je le baigne une fois par semaine. Selon mes disponibilités et en fonction du temps, il est pulvérisé plusieurs fois par semaine, essentiellement sur les racines dans et hors du panier. Je pense qu’il est important que les racines sèchent bien entre 2 arrosages.

Cette espèce fleurit habituellement au printemps et en été. Il faut être patient, la hampe pousse en 3 à 4 mois. Chez moi, il fleurit avec une précision “suisse”, quasi-jour pour jour, au début du mois de mai. La floraison est d’assez longue durée (1 mois ?) sur une hampe de 20 à 30 cm, portant 10 à 20 fleurs de 3,5cm. Les fleurs sont très agréablement parfumées mais je ne saurais pas identifier précisément la fragrance.

27
AVR

Le genre Vanilla

Par Marie-Claire, publié dans Fiches de culture

Tout le monde connaît la vanille, mais beaucoup de gourmands ne savent pas qu’il s’agit d’une orchidée … C’est même l’orchidée la plus cultivée dans le monde, dans presque toute la zone tropicale. Mais elle est originaire d’Amérique, du Mexique plus exactement. C’est une orchidée très primitive, son origine remonterait à 120 millions d’années. On a retrouvé sa trace, pour la première fois en occident, dans un manuscrit datant de 1552.

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- Vanilla photographiée in-situ -

Dans le genre Vanilla, sur une centaine d’espèces répertoriées, deux ou trois seulement sont cultivées pour la production de vanille et particulièrement Vanilla planifolia. C’est cette espèce, surtout cultivée à Madagascar, qui est traditionnellement la plus appréciée pour ses gousses (on parle plutôt de capsules) de très bonne qualité mais depuis quelques années, des études sont menées, avec succès semble-t-il, pour mettre au point des hybrides plus performants.

Si l’on veut se lancer dans la culture de la vanille, il faut savoir que la liane peut dépasser les trente mètres ! Et il faut être patient car, pour admirer les premières fleurs, la plante doit faire au moins six mètres de long …

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- Vanilla planifolia* cultivée en serre -

Ajoutons à cela que celle-ci exige beaucoup de lumière (pas de soleil direct), une température supérieure à 18° et une forte humidité atmosphérique.

Si toutes ces conditions sont réunies, Vanilla planifolia vous offrira peut-être, en été, ses fleurs jaune-verdâtre. Il ne restera plus qu’à les féconder pour obtenir les fameux fruits. La fécondation ne peut se faire qu’à la main. Il n’y a qu’au Mexique, son pays d’origine, que la vanille est naturellement pollinisée par une abeille du genre Melipona et par certaines espèces de colibris.

Les fleurs s’épanouissent le matin très tôt et ne durent que 8 heures, il faut donc bien surveiller ses plantations ! La fécondation réussie, les fruits ne seront matures qu’au bout de 8 à 9 mois. Verts et non parfumés, ils devront être mis à sécher et à fermenter sous surveillance et conditions particulières pour devenir les gousses que nous connaissons tous.

Dans les jardineries on trouve maintenant assez couramment la forme normale, à feuilles uniformément vertes et la forme panachée (variegata) un peu plus rare, mais plus décorative.

Vanilla planifolia se bouture très facilement, comme une simple “misère”, en enfonçant quelques tronçons de tiges dans du terreau maintenu humide. Une fois racinées, les boutures peuvent être cultivées dans un mélange écorces de pin et terreau de bonne qualité. L’arrosage se fera de préférence à l’eau de pluie ou à l’eau faiblement minéralisée. Ne pas oublier l’engrais au printemps et en été, c'est-à-dire pendant la période de croissance.

La culture en est donc plutôt facile, surtout si l’on dispose d’une serre, mais de là à obtenir ces merveilleuses gousses pour parfumer îles flottantes et crèmes caramel …

* Photo : Les orchidées d’Eorchids

Quand on décide de se lancer dans la merveilleuse aventure qu’est la culture des orchidées, on devrait toujours commencer par acheter un Phalaenopsis !

Plusieurs raisons à cela :

  • On en trouve des centaines de variétés dans les jardineries, toutes plus belles les unes que les autres
  • Ils restent fleuris durant des mois ! J’en possède un dont la première fleur s’est ouverte il y a plus d’un an et qui a encore 2 fleurs sur la même hampe !
  • Une fois que l’on a compris quel est leur mode de vie dans la nature, ils sont faciles à satisfaire. De plus, les Phalaenopsis que l’on trouve dans le commerce sont en grande majorité des hybrides bien plus faciles à conserver que les espèces botaniques.

Ce sont des plantes tropicales (donc elles aiment la chaleur et l’humidité ambiante). Elles vivent accrochées aux troncs des grands arbres (elles ont besoin de lumière- surtout pour refleurir- mais chez nous elles craignent le soleil d’été aux heures les plus chaudes car elles sont derrière des vitres et l’air y est très sec.

Ce ne sont pas pour autant des plantes parasites, elles ne vivent pas aux dépends de leur hôte. Elles bénéficient de pluies fréquentes, mais comme leurs racines sont à l’air libre, celles-ci sèchent très vite. Les producteurs, eux, sont obligés de les cultiver en pots pour faciliter la commercialisation mais on comprend qu’il leur faille un substrat très aéré (et non pas un terreau ordinaire) qui ne retienne pas trop l’humidité mais quand même suffisamment pour ne pas nécessiter un arrosage quotidien. Ajoutons qu’elles sont accrochées à leur arbre les racines en haut et les feuilles en bas, ce qui évite à l’eau de stagner au cœur de la plante (risque de pourriture écarté ...). Elles puisent les éléments nutritifs qui leur sont nécessaires dans les sels minéraux, déchets organiques etc. que l’eau de pluie entraîne avec elle en ruisselant sur les troncs et les feuilles des autres plantes. Ces éléments sont très dilués, il faut donc faire attention de ne pas brûler les racines avec des engrais trop dosés.

On peut facilement trouver des Phalaenopsis dans le commerce : Fleuristes (beaux mais en général assez chers), jardineries (presque aussi beaux et moins chers), grandes surfaces (encore moins chers mais risque éventuel d’avoir séjourné avant dans des lieux non chauffés et de toutes façons souvent installés avec les autres fleurs et plantes près des rayons "frais" et "surgelés", donc à éviter).

Choisir un Phalaenopsis dans un pot en plastique transparent (on peut voir ainsi les racines et le substrat) avec des feuilles bien vertes, rigides, sans taches. Vérifier que le cœur n’est pas noir et qu’il ne contient pas d’eau. Si la plante est dans un cache-pot vérifier qu’il n’y a pas d’eau au fond. La plante doit être bien stable dans son pot, signe qu’elle est bien enracinée. Les racines ne doivent être ni marron ni noires mais vertes (plus ou moins selon la date du dernier arrosage). Il faut qu’il y ait plusieurs fleurs ouvertes mais encore des boutons à ouvrir, ni jaunes ni flétris, auquel cas ils tomberaient avant même de s’ouvrir. Bien inspecter également l’aisselle et l’envers des feuilles pour vérifier qu’il n’y a pas de cochenilles (farineuses ou à bouclier).

Une fois votre choix fait, faites emballer votre plante comme pour un cadeau et s’il fait froid dehors, ajoutez un ou deux tours de papier kraft (on en trouve souvent aux caisses des jardineries). Ne la laissez pas dans votre voiture à l’arrêt, donc sans chauffage.

Arrivés chez vous, attendez un peu avant de la "déshabiller". Installez-la dans la pièce choisie, à l’endroit où vous pourrez le mieux l’admirer, à la lumière, mais évitez la proximité des radiateurs, cheminée etc. Une température ‘normale’ 18-22° lui convient bien. Eloignez la corbeille de fruits (bananes, pommes) car ils dégagent de l’éthylène et font faner les fleurs plus vite. Si vous installez votre Phalaenopsis devant une fenêtre pensez à le déplacer quand vous ouvrez pour aérer (en particulier l’hiver quand il fait froid dehors et que la plante est en boutons).

Si l’air est un peu trop sec dans la pièce, surtout en hiver quand le chauffage est allumé, posez le pot sur une petite soucoupe et la soucoupe sur un grand plat rempli de billes d’argile, de pouzzolane ou de jolis cailloux saturés d’eau. La base du pot ne doit surtout pas tremper dans l’eau. Si vous préférez, remplacez la soucoupe par un cache-pot. Choisissez-le 2 ou 3 cm plus grand que le pot pour que l’air puisse circuler entre les deux. On trouve des cache-pots en plastique translucide très jolis (blanc ou autres couleurs). Les racines des Phalaenopsis aiment bien la lumière (voir leurs conditions de vie dans la nature), mais, bon, ce n’est pas obligatoire ...

On recommande souvent de vaporiser les feuilles des Phalaenopsis, ce n’est pas une bonne idée : Cela n’apporte qu’une humidité très temporaire et on risque de faire couler de l’eau dans le cœur de la plante, d’où un risque élevé de pourriture ! Par contre, il n’est pas interdit de passer de temps en temps un coton humide sur les feuilles pour enlever la poussière !

Pour ce qui est de l’arrosage propre ment dit, il suffit de regarder les racines. Si elles sont bien vertes, ne pas arroser. De même si on voit de la buée ou des gouttelettes sur les parois internes du pot. Quand elles deviennent gris-vert clair, il est temps d’arroser. En général on arrose tous les 8-10 jours. Si on s’absente, la plante peut attendre 15 jours sans problème surtout en hiver. Mais ne pas la laisser dans le noir !

La veille au soir, tirer de l’eau dans un récipient un peu plus grand que le pot (elle sera à la bonne température le lendemain matin et le chlore se sera évaporé). Le matin, mettre le pot dans le récipient de façon à ce que l’eau arrive au niveau de la surface du substrat (éviter de mouiller le collet et surtout le cœur de la plante – si cela se produit, sécher avec une pointe de kleenex). Attendre 5 minutes, ressortir le pot et le laisser bien égoutter en le penchant un peu. Alors seulement le remettre dans son cache-pot ou sur sa soucoupe. On peut même vérifier quelques heures plus tard qu’il n’y a pas d’eau stagnante sous le pot. Si l’eau du robinet est trop calcaire et que l’on ne possède que 2 ou 3 orchidées il est préférable d’utiliser de la Volvic ou de la Mont-Dore.

Un arrosage sur deux, il faut ajouter de l’engrais. Il n’est pas nécessaire d’acheter un engrais spécial orchidées. Par exemple l’Algoflash "Plantes vertes", engrais gel avec calcium et magnésium convient très bien. Diviser le dosage par 2 : Une pression pour 2 litres d’eau et on peut arroser d’autres plantes par la même occasion. Bien agiter le flacon avant utilisation. Ajouter l’engrais à l’eau juste avant l’arrosage.

Quand la plante est au repos, c'est-à-dire si elle ne fait ni hampe, ni racine, ni nouvelle feuille, elle a des besoins moindres (surtout si la température et la luminosité sont plus faibles). Ne pas la laisser tremper plus d’une ou deux minutes dans l’eau d’arrosage, ou l’arroser par le dessus (plutôt sur le pourtour du pot). N’ajouter de l’engrais qu’une fois sur quatre. Dès qu’elle se remettra à pousser reprendre l’arrosage normal.

En principe 3 ou 4 jours après l’arrosage, les racines doivent commencer à éclaircir. Si vous trouvez que le substrat est encore très mouillé, c’est qu’il contient beaucoup de tourbe. Les racines peuvent finir par pourrir. Il faut alors faire des trous dans les parois du pot. Chauffer à la flamme du gaz un gros clou (personnellement, j’utilise une ancienne clé à sardines ...) et faire une demi-douzaine de trous bien répartis autour du pot. Surtout bien viser pour ne pas toucher les racines ! Chez moi presque tous mes pots d’orchidées sont troués !

Si vous gérez bien les arrosages, votre Phalaenopsis peut rester 2 ou 3 ans dans le même pot. Pour fleurir, il aime bien avoir ses racines à l’étroit. Par contre si elles commençaient à pourrir (elles deviennent marron ou noires) ou que le substrat reste longtemps saturé d’eau après les arrosages il faudrait intervenir. De même si les feuilles se mettaient à jaunir. Par contre il arrive que la feuille inférieure jaunisse et sèche sans qu’il faille trop s’inquiéter. La couper près du collet.

Si on décide de rempoter son Phalaenopsis il faut se procurer du substrat pour orchidées et non pas du terreau pour plantes vertes ! Plus tard vous le fabriquerez vous-même, en attendant le "spécial orchidées" Fertiligène par exemple conviendra. Les autres contiennent souvent beaucoup trop de tourbe. On peut utiliser un pot de même taille que le précédent ou réutiliser le même pot après l’avoir très bien lavé. Si vraiment les racines occupent tout le pot et paraissent trop serrées et qu’il ne reste plus du tout de substrat on peut choisir d’utiliser un pot d’un diamètre légèrement supérieur, mais on ne trouve pas facilement des pots transparents dans le commerce ...

Après avoir dépoté délicatement la plante, enlever tout le vieux substrat. On peut même rincer les racines sous l’eau tiède. Puis couper toutes les racines marron, noires ou bien sèches ou "vides". Vider la quantité nécessaire de substrat à orchidées dans une passoire en plastique et secouer pour éliminer toute la poussière. Faire tremper ce qui reste une bonne heure dans de l’eau tiède, puis laisser bien égoutter. Mettre 1 à 2 cm de billes d’argile rincées au fond du pot pour le drainage (ou des petits cubes de polystyrène ou des bouchons de liège coupés en petits morceaux etc.) puis un peu de substrat. Positionner la plante dans le pot en étalant le mieux possible les racines (attention de ne pas les casser !) et combler les vides avec le reste de substrat en tapant doucement le pot sur la table plusieurs fois pour bien tasser le tout. Le collet de la plante ne doit pas être enterré. La plante doit vous sembler bien ancrée dans son pot. Sinon, recommencez depuis le début. Attendre une dizaine de jours avant d’arroser, le temps que les racines coupées ou blessées cicatrisent. Si vous rempotez un mini-phal ou un "keiki" (bébé Phalaenopsis) recoupez les morceaux du substrat pour les adapter à la grosseur des racines.

Normalement, les fleurs durent plusieurs mois. Coupez les fleurs fanées au fur et à mesure. Quand elles le sont toutes, on peut couper la hampe 1 cm au-dessus du 2 ème ou 3 ème nœud à partir de la base : Une nouvelle hampe repartira peut-être à ce niveau-là. La hampe défleurie peut aussi se mettre rapidement à jaunir et sécher. La couper alors tout en bas près de son départ. Une toute nouvelle hampe sortira de la base ou juste au-dessus d’une feuille après quelques semaines ou quelques mois.

Si la plante est jeune (elle n’a par exemple que 2 ou 3 feuilles) il est préférable de couper la hampe défleurie tout de suite à la base, cela lui évitera de s’épuiser et elle aura plus de force pour produire de nouvelles feuilles et de nouvelles racines ; et la floraison suivante sera plus belle. Mais pour que la plante se décide à faire une nouvelle hampe il faut impérativement la rapprocher de la lumière et l’installer, si elle n’y était déjà, à 50 cm devant une fenêtre exposée à l’est ou à l’ouest avec au moins un peu de soleil direct ou au sud (intercaler alors un voilage aux heures les plus chaudes de mars à novembre, il faut que les feuilles restent juste tièdes au toucher et non pas chaudes, sinon il y aurait risque de brûlure). Dès qu’on aperçoit un début de hampe, souvent entre 2 étages de feuilles ou bien tout en bas juste au-dessus du substrat, tourner la plante pour que la hampe soit dirigée vers la lumière et remettre toujours la plante dans la même position, sinon la hampe ne poussera pas droite car elle essaiera toujours de bénéficier du maximum de clarté. Et bien sûr, la laisser à bonne température (pas moins de 16-17° la nuit et 18-24° le jour, l’été la température peut monter jusqu’à 30° si l’hygrométrie et les arrosages sont suffisants.

Quand 2 ou 3 fleurs seront ouvertes, vous pourrez l’installer où vous voudrez pour l’admirer tout à loisir. Vous pouvez laisser pousser la hampe naturellement ou, si vous préférez, la guider vers le haut en l’attachant avec des liens souples pas trop serrés le long d’un tuteur. Enfoncez celui-ci très doucement dans le substrat en tournant et en faisant attention de ne pas blesser les racines. Attendez que la hampe fasse 10 ou 15 cm pour commencer à la redresser très progressivement en prenant garde de ne pas la casser, c’est très fragile à ce stade de la croissance. Et si ce qui pousse est une racine et non pas une tige florale, et bien, ce sera pour la prochaine fois, une nouvelle racine est déjà un signe de bonne santé !

Voilà ...

Bonne chance avec votre Phalaenopsis !

Vous ne pourrez bientôt plus vous en passer et vous en achèterez un autre puis encore un autre pour en avoir toujours au moins un en fleurs. Car parfois il faut être très patient : Ces plantes produites en masse (souvent en Hollande) sont "boostées" pour être en fleurs et vendues le plus vite possible et elles demandent ensuite plusieurs mois pour reprendre un rythme biologique plus naturel et vous gratifier d’une nouvelle floraison. Mais alors, quel bonheur ! Votre première floraison "maison" ...

Ces petites notes sur le Phalaenopsis ne sont que le résultat de ma propre expérience et je ne prétends pas être une spécialiste en la matière ... Mais j’espère que cela vous aidera à profiter longtemps de ces si belles fleurs ! 

09
MAR

Phragmipedium Sedenii

Par Marie-Claire, publié dans Fiches de culture

Originaires d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale, alors que les Paphiopedilum viennent du Sud-Est asiatique et des Philippines, les Phragmipedium sont presque tous terrestres, quelquefois lithophytes, plus rarement épiphytes.

Le genre compte une douzaine d’espèces. Le plus spectaculaire des Phragmipedium est sans doute P. caudatum : Ses pétales latéraux peuvent mesurer jusqu’à 40 cm !

P. lindenii est pratiquement dépourvu de labelle, ce qui ne l’empêche pas d’être très beau lui aussi.

Le superbe P. besseae, rouge orangé, est très apprécié, non seulement des collectionneurs, mais aussi des hybrideurs.

 

Parmi les hybrides, P. Sedenii ( P. longifolium x P. schlimii ) dont la culture est à la portée de tous par sa tolérance et sa bonne volonté à fleurir, apprécie, chez moi, une température pas trop élevée (mais il ne semble pas souffrir outre mesure des températures estivales), une bonne luminosité (pas de soleil direct) et une humidité constante au niveau des racines : Arrosage tous les 4/5 jours, de préférence à l’eau douce et acide, avec un peu d’engrais une fois sur deux. Le bout des feuilles noircit en cas d’excès d’engrais et/ou de manque d’humidité du substrat.

Faire attention à ne pas mouiller le cœur des pousses (risque de pourriture). Par contre on peut laisser, en été, un peu d’eau au fond du cache-pot. En toutes saisons, installer la plante sur un plateau rempli de billes d’argile ou de pouzzolane toujours humides.

En principe, P. sedenii fleurit tous les 7/8 mois. Sur une même hampe, les fleurs s’ouvrent successivement. La hampe ne cesse de s’allonger et peut produire une dizaine de fleurs. Celles-ci durent chacune une quinzaine de jours au moins et tombent sans faner. La floraison peut ainsi durer 5 ou 6 mois. Les grosses potées sont fleuries quasiment toute l’année. Lors de la précédente floraison, le Phragmipedium de la photo avait 2 hampes ramifiées et jusqu’à 5 fleurs ouvertes en même temps.

Seul petit inconvénient de ce Phragmipedium sympa : Même jeune, il est un peu encombrant ... pour qui manque de place !

05
MAR

Chytroglossa aurata Rchb.f. (1863)

Par Fabienne, publié dans Fiches de culture

Chytroglossa est un genre de la tribu Oncidinae composé de quatre espèces qui vivent dans les forêts humides de la chaîne de montagnes de la côte sud-est du Brésil.

Chytroglossa aurata est une miniature dont les feuilles les plus grandes font à peine 5 cm !

 

Je la cultive montée sur un petit morceau de fangan (fougère arborescente) toujours maintenu humide. Arrosage quotidien à l'eau de pluie, fertilisation 1 à 2 fois par semaine avec une solution très diluée (comme toutes les montées). Une température intermédiaire à chaud lui convient bien et une bonne luminosité grâce à une exposition sud.

Le développement est lent : Les premières hampes sont apparues en octobre pour un début de floraison fin février. Par contre la floraison est généreuse : 5 hampes de 5 à 7 fleurs qui mesurent 2 cm.

Un lien où il y a de magnifiques photos sur la morphologie de la plante et de la fleur :

http://www.orchidstudium.com/Chytroglossa/aurata/index.html

18
JAN

Ludisia discolor

Par Marie-Claire, publié dans Fiches de culture

Orchidée terrestre originaire d’Asie du Sud-Est, elle fait partie des "orchidées-bijoux". Elle est ainsi cultivée plus pour son feuillage que pour ses grappes de petites fleurs blanches (en décembre-janvier).

Lumière : Choisir un emplacement lumineux, mais pas de soleil direct.

Substrat : On peut utiliser un bon terreau pour plantes d’appartement. Personnellement, mes Ludisia sont plantés dans un mélange écorces moyennes, terreau, tourbe fibreuse, sphaigne, petites billes d’argile. Prévoir un élément drainant au fond du pot. Celui-ci doit être choisi plus large que haut.

Arrosage : Régulier, ne pas laisser le substrat trop sécher entre 2 arrosages. Eau non calcaire si possible.

Engrais : Tous les 2/3 arrosages toute l’année.

Soins particuliers : Si nécessaire dépoussiérer le feuillage avec un pinceau ou une petite brosse douce. Eviter de mouiller les feuilles. Couper celles qui jaunissent (phénomène normal sur les anciennes pousses).

Quand les tiges deviennent trop longues, qu’elles font moins de nouvelles pousses ou se dégarnissent, on peut les couper à 4/5 cm de la base, en veillant à ce qu’il y ait au moins un "nœud", une nouvelle pousse partira de là. D’autres sortiront du substrat. Garder les extrémités (8/10cm environ) pour bouturer : Laisser sécher la coupure 24 h avant de mettre la bouture dans l’eau ou directement dans le substrat prévu. En principe, il vaut mieux opérer au printemps. Mais mes petits-enfants et ma chienne ne connaissent pas tous les saisons. J’ai donc en permanence quelques boutures qui trempent dans un verre d’eau en attendant des jours meilleurs. J’en ai même qui y ont fleuri !

Tout ceci n’est que mon expérience personnelle, chacun ayant des conditions de culture différentes.

Sur la photo : A gauche la "plante-mère", scalpée en mars dernier (pot de 30cm) à droite une des 4 potées de boutures (24cm) réalisées avec les ‘chutes’.

http://www.wikio.fr