Les Orchidées de Sam

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AVR

Pourriture

Par Sam, publié dans Ravageurs et maladies

Une goutte d'eau qui stagne au creux des feuilles, chez certaines orchidées, cela ne pardonne pas ! Je viens d'en faire la triste expérience ...

(Ne pas faire attention à la feuille jaune : Pour elle, rien d'inquiétant ... elle vieillit)

Ce qu'il faut faire dans ces cas-là : Couper ce qui est atteint pour ne laisser que du tissus sain. Cautériser a la cannelle (en poudre ... comme pour les gâteaux) et ralentir les arrosages jusqu'à ce que tout soit rentré dans l'ordre.

S'il vous arrive un jour un pépin avec l'une de vos belles et que vous ne savez pas de quoi il s'agit ou que, bien qu'ayant une idée, vous avez besoin d'en être sûre afin d'agir au mieux ... n'hésitez pas à aller sur le forum des Orchidoux. Vous y trouverez toute l'aide nécessaire !

Carlos Velez est un passionné de Restrepia qui possède une magnifique collection !

Si vous fréquentez les forums d'orchidées o.fr ou fantome, vous avez sûrement dû voir, une fois ou l'autre, les magnifiques photos de ses belles.

Il a eu la gentillesse de m'autoriser à en publier une partie et de faire ainsi un billet qui ravira tous les amateurs du genre et en fera craquer plus d'un ! Merci Carlos :-)

Attention : C'est un pur moment de bonheur !

- R. echinata, R. contorda et R. trichoglossa -

- R. seketii -

- R. cymbula et R. elegans -

- R. apiculata (contorda) et R. elegans var. leopardina -

- R. guttulata var. robledorum, R. schizosepala et R. purpurea -

- R. lansbergii et R. mohrii -

- R. dodsonii var. alba -

 

- R. tsubotae, R. antennifera et R. tsubotae -

 

 - R. guttulata, R. cuprea et R. schizosepala -

- R. jesupiana, R. condorensis et R. wagnerii -

- R. contorda -

Pour soutenir les hampes florales de certaines de mes belles ou, comme ici, les cannes d'un Dendrobium, j'ai fabriqué des tuteurs avec des tiges de fil de fer galvanisé.

Après les avoir coupées à bonne grandeur, je leur ai donné, à l'aide d'une pince plate, la forme d'une spirale :

Dans le même style, et pour éviter que la hampe de mon Gastrochilus ne s'enfouisse dans son substrat, j'ai réalisé ce porte-hampe :

"En Suisse, nos papillons diurnes vont mal. Parmi les 211 espèces, une centaine est menacée ou en voie d’extinction. Des espèces autrefois très communes se sont raréfiées ou courent un grave péril.

Nos papillons paient un lourd tribut à la destruction de leurs milieux vitaux : Les marais, les forêts claires et les zones alluviales disparaissent, l’agriculture intensive appauvrit la diversité en graminées et en fleurs, les milieux naturels sont morcelés par l’urbanisation et les voies de communication."

"Davantage de papillons autour de nous" est un projet lancé par Pro Natura qui nous invite à cultiver des plantes indigènes dans nos jardins ... ou, si comme moi vous habitez en appartement, sur nos balcons.

Invitez des papillons sur votre balcon

"Même la place limitée qu'offre un balcon peut être aménagée à peu de frais pour nos amis les papillons. Beaucoup de plantes riches en nectar se cultivent facilement en pots et peuvent attirer des visiteurs multicolores. Comme dans un jardin, il s'agit de recourir dans la mesure du possible à des plantes indigènes et de ne pas utiliser d'insecticides synthétiques.

Laissez fleurir les fines herbes. Leurs fleurs sont d'excellentes sources de nectar, très appréciées des papillons. Mais ne vous attendez pas à voir apparaître des chenilles sur les plantes aromatiques : Le parfum de leurs feuilles est un répulsif naturel contre les chenilles.

Les plantes grimpantes conviennent bien à l'aménagement d'une tonnelle ou à la végétalisation d'une façade et créent une ambiance particulière. Les feuilles servent d'abri aux papillons et les fleurs leur fournissent du nectar à satiété. Votre balcon devient ainsi une oasis de verdure."

Pour ma part, j'ai trouvé ces mélanges de fleurs indigènes ...

                                       

... que je vais m'empresser de semer aujourd'hui dans des jardinières. Profitons : Il fait beau !

26
AVR

La CITES

Par François, publié dans A savoir

Qu’est-ce que la CITES ?

La CITES, Convention internationale des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, est une convention signée en 1973 (entrée en vigueur en 1975) et signée à Washington par 80 pays (texte complet ici). Elle a pour but de surveiller le commerce international d’animaux et de plantes pour éviter que celui-ci ne mette en péril la survie des ces espèces.

Rendu nécessaire par le commerce et l’exploitation grandissante de certaines espèces menacées ou pouvant le devenir, ce texte régit non seulement le commerce des spécimens à proprement parler, mais également celui de tout produit dérivé, qu’il soit alimentaire, cosmétique, pharmaceutique et autre.

A l’heure actuelle, plus de 30'000 espèces sont concernées par la CITES, avec des degrés de protection différents. Plus de 170 pays (ou parties) ont aujourd’hui ratifié cette convention et sont tenus d’appliquer la réglementation.

Tableau du nombre d’espèces inscrites :

Fonctionnement de la CITES

La CITES régit et contrôle tout le commerce des espèces inscrites sur les différentes annexes (voir ce lien pour les détails des annexes). La surveillance est effectuée par un bureau propre à chaque partie, comprenant un organe de gestion et au moins une autorité scientifique.

Les annexes I et II sont les plus restrictives, en couvrant toutes les espèces menacées d’extinction (annexe I) et les espèces dont le commerce est réglementé afin d’éviter une exploitation pouvant mettre en péril la survie (annexe II).

L’annexe III comprend les espèces protégées dans un pays et dont la réglementation du commerce a été demandée par ce même pays, afin d’en garantir la survie.

Les permis nécessaires (importation et/ou exportation) ne sont délivrés qu’après un contrôle strict et rigoureux.

Les orchidées et la CITES

Les orchidées sont bien évidemment concernées par la CITES, du fait de leur commerce très important et des menaces pesant sur les populations naturelles. Elles sont classifiées comme suit dans les différentes annexes :

Annexe I :

  • Aerangis ellisii
  • Dendrobium cruentum
  • Laelia jongheana
  • Laelia lobata
  • Paphiopedilum spp.
  • Peristeria elata
  • Phragmipedium spp.
  • Renanthera imschootiana

Non soumis : les cultures de plantules ou de tissus obtenues in vitro en milieu solide ou liquide et transportées en conteneurs stériles.

Annexe II :

Toutes les Orchidaceae (exceptées celles inscrites sous l’annexe I).

Non soumis : les hybrides reproduits artificiellement des genres Cymbidium, Dendrobium, Phalaenopsis et Vanda.

Toutes les parties et tous les produits sont concernés sauf:

  • les graines, les spores et le pollen (y compris les pollinies)
  • les semis et les cultures de tissus obtenus in vitro, en milieu solide ou liquide, transportés dans des conteneurs stériles
  • les fleurs coupées provenant de plantes reproduites artificiellement
  • les fruits et leurs parties et produits provenant de plantes reproduites artificiellement du genre Vanilla

Le commerce des Orchidées est donc très réglementé, puisque toutes les espèces sont inscrites soit à l’annexe I, soit à l’annexe II.

Les conséquences pour le commerce des Orchidées

Comme le commerce est soumis à la surveillance de la CITES, des permis d’exportation (vendeur) et d’importation (acheteur) sont nécessaires en général pour l’achat de plantes à l’étranger.

Qu’est ce que cela implique pour des acheteurs (particuliers) ?

  • En Suisse : Comme la Suisse n’est pas membre de l’Union européenne, un permis doit normalement accompagner toute espèce d’orchidée achetée à l’étranger, que ce soit en Europe ou ailleurs (original du certificat CITES délivré par le pays de provenance). Il n’est pas nécessaire d’avoir un permis d’importation pour les particuliers. Par contre un permis phytosanitaire doit impérativement accompagner l’envoi. L’achat en Suisse ne nécessite pas de papiers.

Exemple d'un certificat CITES de Taiwan ...

  

... et d'un permis phytosanitaire.

  • Dans l’Union européenne : Les achats dans un pays de l’Union ne nécessitent en général pas de papier, sauf pour les espèces de l’annexe I. Les achats dans des pays non membres de l’UE requièrent les papiers d’accompagnement (permis phytosanitaire et permis d’importation nécessaires selon les législations nationales).

Pour plus de détails concernant les lois en vigueur pour chaque pays, voir .

Il existe, notamment en Allemagne et en Italie, des établissements horticoles spécialisés dans la reproduction des espèces classées dans la CITES et reconnus comme tels par la convention. Cela permet d’obtenir des plantes sans avoir à faire les papiers nécessaires, ce qui peut parfois être compliqué.

Les limites de la CITES

La CITES a ses limites. Selon les pays, les contrôles sont moins stricts et des permis de « complaisance » sont parfois délivrés, ce qui permet une collecte soi-disant légale en milieu naturel. Cela est relativement fréquent dans le commerce des orchidées d’Asie du sud-est, car il est difficile pour les douanes de différencier des plantes issues de collectes sauvages de celles issues de culture.

Les différents problèmes rencontrés sont principalement le manque de connaissances scientifiques et la difficulté de différencier une plante propagée artificiellement ou prélevée en nature. Ce travail est du ressort d’experts, qui ne sont pas toujours présents lors des contrôles.

La CITES permet cependant quelques prises intéressantes.

Quelques exemples de contrôles ayant permis de découvrir des fraudes :

  • Allemagne : un amateur avait décrit dans des revues taxonomiques plusieurs nouvelles espèces du genre Paphiopedilum. Après vérification, il s’est avéré que les plantes ayant permis la description avaient été importés du Japon et prélevés illégalement en Chine et au Vietnam
  • Allemagne, 2001 : en contrôlant un envoi d’orchidées destinées à un marchand, les douaniers ont remarqué que les papiers ne correspondaient pas au chargement et ont découverts plusieurs dizaines de Paphiopedilum et de Dendrobium rares, tous provenant d’une collecte sauvage
  • Allemagne toujours : en contrôlant les bagages d’un Allemand, les douaniers ont découverts 78 spécimens sauvages d’orchidées de l’Annexe I et 26 spécimens d’espèces de l’Annexe II

Un autre problème qui se pose est la question des plantes « wild collected » présentes sur les listes de certains vendeurs. Après discussion avec plusieurs de ces vendeurs et également des collaborateurs du Jardin botanique de Berne, il apparaît la plupart du temps que ces plantes ont été légalement récoltées sur des sites destinés à la construction de routes, de barrages ou d’exploitation de palmiers. Le nombre de plantes peut parfois sembler élevé, car toute une population peut se trouver sur les sites concernés. Mais si la plupart de ces récoltes sont autorisées, il y a aussi des récoltes illégales, mais néanmoins accompagnées de permis CITES, souvent attribués après quelques faveurs accordées aux fonctionnaires. Mais pour l’acheteur, il est quasiment impossible de savoir quelle est la provenance exacte, et seule la crédibilité du vendeur est engagée ...

Donc si vous voulez acheter des plantes, renseignez-vous toujours sur la législation en vigueur. Une livraison non accompagnée des papiers nécessaires et contrôlée par la douane peut mener à une condamnation et une forte amende ... alors renseignez-vous ou abstenez-vous !

Liens utiles :

- Phalaenopsis cornu-cervi -

- Phalaenopsis Equalacea (P. equestris X P. violacea) -

- Phalaenopsis X intermedia (P. aphrodite X P. equestris) -

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AVR

Qui suis-je ?

Par Sam, publié dans Devinette

Orchidée essentiellement épiphyte, je suis originaire de Thaïlande, de Birmanie, de Sumatra ...

... où je vis dans des forêts tropicales de faible altitude !

Mes pseudobulbes sont ovoïdes et mesurent de 3 à 6 cm de long et portent une feuille elliptique d'une dizaine de centimètres.

Mon inflorescence est particulièrement caractéristique ... courbée sous le poids d'une fleur relativement lourde ! Cette dernière est de couleur jaune très pâle avec quelques ponctuations rouges ...

... je suis ?

Cischweinfia rostrata se cultive en tempéré-chaud. Il apprécie une bonne luminosité (sans excès) et des arrosages réguliers afin de tenir son substrat toujours humide ... mais non détrempé !

22
AVR

Flagrant !

Par Sam, publié dans A savoir

Quand on change le mode de culture d'une orchidée et que cela lui plait, et bien ...

... cela se voit !

J'avais installé un Haraella retrocalla qui stagnait dans son petit pot et ses écorces de pin sur un vase en terre cuite --> Orchidées sur vases en terre cuite. Ce fut une erreur !

Le vase, humide, donnait trop de fraîcheur aux racines : La belle n'a pas aimé du tout.

Je l'ai remise en pot, mais cette fois avec de la sphaigne. Placée dans ma vitrine-serre, sur un rayonnage chauffé par le néon du dessous : La belle a adoré.

 

Depuis elle émet racines et hampes à tout va ! Sur les sept hampes (certaines sont petites et cachées par les feuilles) ... trois s'apprêtent à fleurir.

Il en va de même pour la seconde orchidée de la photo du lien, Grosourdya appendiculata : Elle se prépare, elle aussi, à fleurir.

Constat : Ces deux petites aiment humidité et chaleur !

http://www.wikio.fr