"La nomenclature désigne une instance de classification (tableau, liste, règles d'attribution, d'identité ...) faisant autorité et servant de référence à une discipline donnée."
"La nomenclature botanique est la discipline de droit botanique qui a pour objet de définir et d'édicter les règles permettant de former les noms de taxons des organismes "considérés comme plantes [1]" et de déterminer leur priorité en cas de concurrence."
Wikipédia
... ou comment nommer une orchidée et lire son étiquette !
Que ce soit une espèce botanique ou un hybride, chaque orchidée porte un nom, qui est unique.
Pour une espèce botanique, c'est-à-dire que l'on peut trouver telle quelle dans la nature, ce nom est composé de deux mots latins. Tout d'abord le nom du genre, qui s'écrit en italique avec la première lettre en majuscule : Phalaenopsis, Dendrobium, Laelia, etc. Il est suivi par le nom de l'espèce, qui s'écrit lui aussi en italique mais tout en minuscule : equestris, unicum, anceps, etc. Ce qui donne : Phalaenopsis equestris, Dendrobium unicum, Laelia anceps, etc.
Pour être tout à fait complet, le nom de l'espèce doit comporter le nom de son auteur, celui qui l'a découvert et/ou décrit. Par exemple : Dendrobim unicum Seidenfaden ou Laelia anceps Lindley.
Si le nom de la plante est suivi de deux noms de personne dont un en parenthèse cela veut dire que le nom de cette orchidée a changé. Un exemple : Phalaenopsis equestris (Schauer) Reichenbach F. fut décrit en 1843 par J. C. Schauer sous le nom de Stauroglottis equestris. Six ans plus tard, en 1849, F. Reichenbach l'a transféré dans le genre Phalaenopsis.
Parmi les espèces botaniques, il existe des variétés. Elles s'écrivent en italique : Phalaenopsis violacea var. alba, Sophronitis cernua var. alagoensis ... L'abréviation var. (variété) et, elle, écrite en caractères romains.
Pour un hybride naturel, c'est-à-dire quand la pollinisation a lieu dans la nature entre des espèces botaniques différentes, le nom de ces dernières s'écrit comme ci-dessus, séparées par le signe de multiplication X. Par exemple: Phalaenopsis sumatrana X Phalaenopsis violacea. Il est possible que le croisement porte un nom. Dans ce cas, celui-ci s'écrit en minuscule et en italique mais avec le X du croisement collé devant. Ce qui donne : Phalaenopsis Xgersenii.
En ce qui concerne les hybrides artificiels, c'est-à-dire créés par l'homme, il en existe 2 sortes : Les intragénériques et les intergénériques.
Pour un hybride intragénérique, c'est-à-dire le croisement de deux ou plusieurs espèces botaniques, les règles d'écriture sont celles de l'hybridation naturelle : Par exemple, Phalaenopsis gibbosa X Phalaenopsis wilsonii. En général, ces hybrides sont nommés par leur créateur. Pour mon exemple : Phalaenopsis Little Tenderness. Le nom du genre en italique avec la première lettre en majuscule, le nom de l'hybride en caractères romains, première(s) lettre(s) en majuscule.
Pour un hybride intergénérique, c'est-à-dire le croisement d'espèces appartenant à des genres différents, comme par exemple : Doricentrum Pulcherrimin* (croisement de deux espèces de genre différent : Doritis pulcherrima X Ascocentrum miniatum) le nom intergénérique (Doricentrum) s'écrit en italique avec la première lettre en majuscule et le nom de la variété en caractères romains, première(s) lettre(s) en majuscule.
* Je ne sais pas si ce nom est toujours valide puisque le genre Doritis a été annexé au genre Phalaenopsis.
D'autres exemple : Brassidium Wild Warrior = Oncidium leucochilum X Brassia Stardust, Brassada Mivada = Brassia brachiata X Ada aurantiaca ...
A tout cela peut s'ajouter le nom d'un cultivar. Par exemple : Phalaenopsis Little Skipper 'Zuma Nova'. Il s'écrit en caractères romains, première(s) lettre(s) en majuscule et entre des guillemets simples.
Pour terminer, il se peut également que le nom d'une orchidée, botanique ou hybride, soit suivi par une abréviation telle que FCC/AOS, AM/RHS ou SM/JOGA. Elles indiquent toutes trois que la plante a été primée ! FCC/AOS aux USA, AM/RHS en Grande-Bretagne et SM/JOGA au Japon.
A savoir :
- Carl Von Linné fut le fondateur de la botanique moderne. C'est à lui que nous devons la création de la méthode de classification des orchidées
- Les orchidées hybrides sont enregistrées par la Royal Horticultural Society (RHS)
PS Peut-être vous êtes-vous demandé pourquoi jusqu'à présent je n'écrivais pas les genres, espèces et variétés en italique sur ce blog ...
... je vous laisse en découvrir la raison !