Les Orchidées de Sam

Cet hybride primaire n'a pas été enregistré. Il est le résultat du croisement d’un Phalaenopsis pulcherrima et d'un Phalaenopsis deliciosa :

30
MAR

Qui suis-je ?

Par Sam, publié dans Devinette

Après François, qui se lance et pose une devinette en premier commentaire ?

PS C'est ouvert à tous ... même à ceux qui se sont déjà lancés !

François est le deuxième homme à répondre à mon appel Orchidophiles... qui êtes-vous ? Voici sa présentation et quelques photos de ses belles :

"Je m’appelle François, 32 ans, et j’habite à Villars-sur-Glâne, en Suisse.

Je me passionne depuis plus de 10 ans pour les orchidées, mais en raison de nombreux déménagements, ma collection actuelle a commencé en 2004.

Bien qu’intéressé par toutes les orchidées, tropicales ou indigènes, seuls les Phalaenopsis botaniques et les hybrides primaires (actuellement environ 80 plantes) trouvent leur place dans le salon. Peut-être à cause des mes études de botanique, j’aime beaucoup ce qui sort un peu de l’ordinaire, comme des sous-espèces ou des variétés moins courantes.

- Phalaenopsis modesta et Phalaenopsis floresensis -

Tous mes Phalaenopsis sont en laine de roche, bien que j’aie commencé la culture avec un substrat plus classique. Je trouve la laine de roche très pratique, même s’il faut au début prendre un peu de temps pour régler les paramètres (pH et dosage d’engrais).

Du fait du peu de place en appartement, mes plantes se trouvent sur une étagère aménagée spécialement pour elles, chaque étage étant équipé de 2 tubes néons allumés toute la journée en complément de l’éclairage naturel.

- Phalaenopsis schilleriana -

- Phalenopsis Little Dragon (P. stuartiana X P. celebensis) -

J’essaie également de faire pousser des Phalaenopsis à partir de plantules (commandées en bouteille), et aussi de faire quelques fécondations. Malheureusement sans succès jusqu’à présent ... Les plantules trouvent place sur une 2ème étagère, équipée elle-aussi de tubes néons.

- Phalaenopsis Viviane Dream (P. amabilis X P. cochlearis) -

Et pour varier un peu, quelques Pleiones trouvent leur place au balcon, avec un passage au frigo pendant l’hiver ..."

 

- Pleione formosona "Polar Sun" et Pleine Vésuvius -

Merci François !

28
MAR

Phragmipedium besseae [Dobson & Kuhn]

Par Laetitia, publié dans Fiches de culture

Le genre Phragmipedium a été séparé du genre Paphiopedilum en 1896 par Rolfe. Il compte aujourd’hui une vingtaine d’espèces toutes issues d’Amérique centrale et du sud, dont certaines ont été découvertes récemment. Phragmipedium kovachii, décrit pour la première fois en 2002, est aujourd’hui célèbre tant pour sa couleur violette soutenue que pour sa rareté, ce qui a provoqué une véritable "chasse à l’orchidée" et "course à la description" il y a de cela quelques années.

Phragmipedium besseae, quant à lui, a été décrit en 1981. C’est donc encore un gamin dans le monde de l’orchidophilie.

Cette plante est endémique des talus de la cordillère des Andes et on la trouve principalement au Pérou, en Colombie et en équateur. Essentiellement lithophytes, voire terrestres, ces plantes apprécient particulièrement les rochers qui bordent les rivières et sur lesquels de l’eau s’écoule continuellement. On les trouve généralement à une altitude comprise entre 1'000 et 1'500 mètres, dans des forêts.

Les Phragmipedium besseae apprécient donc l’humidité, une bonne lumière, mais une température ne dépassant pas les 25° en été. Ils sont d’ailleurs particulièrement heureux s’ils peuvent faire un séjour sur le balcon en été, dès que la température dépasse 13° la nuit.

Croissance et floraison

Le Phragmipedium besseae produit chaque année une ou plusieurs nouvelles pousses qui croissent lentement et finissent par produire au cœur de la touffe de feuilles arrivée à maturité une hampe, qui portera une à plusieurs fleurs, parfois simultanément. Une plante de bonne taille peut donc fleurir toute l’année si les conditions de culture le lui permettent.

- Nouvelles pousses sur Phragmipedium besseae -

Une fois qu’une touffe a fleuri et a produit des rejets, les feuilles brunissent gentiment, l’une après l’autre, et la vieille touffe disparaît en deux à trois ans.

Culture

Son origine nous indique que la plante aime l’humidité. Je dirais même qu’elle aime beaucoup l’humidité. Mes plantes sont cultivées en hydroculture et ont ainsi toute l’eau dont elles ont besoin en self-service.

Pour les adeptes d’une culture traditionnelle, un mélange d’écorces de pin, de sphaigne hachée et de billes d’argile fait l’affaire, mais je recommanderais alors d’arroser fréquemment, voire de laisser le pot dans une soucoupe toujours légèrement remplie d’eau. Cette humidité permanente du substrat risque malheureusement de le détériorer rapidement, ce qui oblige à rempoter fréquemment.

Pour les rempotages, on attendra le printemps et l’apparition de racines à la base des nouvelles pousses.

Ces plantes sont faiblement gourmandes en engrais, mais apprécient d’être nourries régulièrement. Il faut donc diviser les doses d’engrais d’un Phalaenopsis par deux, mais en donner à chaque arrosage.

Si comme moi vous êtes adeptes de la liberté, vous laisserez la hampe de la plante grandir à son aise. Elle aura alors un air de chien battu qui lui vaut beaucoup de tendresse ! Si par contre vous aimez la majesté d’une plante bien dressée et que, accessoirement, vous disposez de place en hauteur n’hésitez pas à tuteurer votre plante.

Phragmipedium besseae est une plante qui suit la mode et vous pourrez la trouver en plusieurs coloris : une version « classique » variant du orange foncé au orange clair et une version jaune.

- Phragmipedium besseae et Phragmipedium besseae var. flava -

Vous apprécierez aussi la dentelle poilue que la plante arbore !

Je tiens à rappeler pour ceux qui l’ignoraient encore que j’ai une sainte horreur des Paphiopedilum. Ne me demandez pas pourquoi, je crois que c’est génétique et ancré en moi depuis toujours (soit depuis trente ans, ce qui fait beaucoup !).

Cependant, je dois admettre que j’ai toujours trouvé un certain charme aux Phragmipedium besseae. Et puis j’ai encore plus d’affection pour la version orange de cette plante, car elle me rappelle plusieurs "première" :

  • ma première orchidée botanique - avec un Phalaenopsis bellina qui se porte très bien, merci ! 
  • la première remarque de mon cher et tendre signalant que nous n’avions plus de place pour mettre mes orchidées – depuis elles ont été multipliées par 6 ou 7 ... comme quoi, une fois de plus, il avait tort !
  • ma première rencontre avec Sam, qui est en partie responsable de l’aggravation du manque de place chronique auquel je dois faire face ...

C’est vous dire si j’aime mon Phragmipedium besseae !

28
MAR

Quelques chiffres ...

Par Sam, publié dans General

  • 250'840 visites faites à ce blog depuis ses débuts, en juillet 2006
  • 31'630 pour le seul mois de mars … et il n’est pas terminé !
  • 2 rédactrices en or qui m’aident à enrichir son contenu
  • 1 énorme merci à ceux qui nous lisent !

Cet hybride primaire, enregistré en 1967 par Fredk L. Thornton, est le résultat du croisement d’un Phalaenopsis equestris et d'un Phalaenopsis violacea :

27
MAR

- Orchidées - de Marcel Lecoufle

Par Laetitia, publié dans J'ai lu pour vous

Langue : Français

Editeur : Artémis éditions

Année d’édition : 2005

Prix : Environ CHF 44.80 (22.- euro)

Nombre de pages : 160

En parcourant ce livre que j’ai eu en prêt, je me suis demandé quel était le but de l’auteur à sa rédaction. La réputation de Marcel Lecoufle ne s’est bien entendue pas arrêtée aux frontières de l’Union européenne, mais j’admets volontiers que c’est la première fois que je parcours un de ses nombreux ouvrages.

Celui que j’ai eu entre les mains est-il finalement la suite d’un autre opus ou s’agit-il tout simplement de son catalogue commercial mieux présenté ? Je ne saurais vous répondre.

En effet, les conseils de culture, mode de végétation ou distribution géographique des plantes tiennent sur une dizaine de pages uniquement. Les 130 pages suivantes évoquent différents genres et espèces, avec quelques brèves indications de culture et une ou plusieurs représentations de chaque plante.

Cet ouvrage n’est donc pas destiné au débutant qui ne sait trop comment prendre sa plante, et ne comblera pas non plus l’amateur éclairé car les indications sont trop brèves.

Les plus

J’ai trouvé dans cet ouvrage des plantes sympathiques que je ne connaissais pas et qui vaudraient le détour, comme Peristeria elata ou Trichoceros muralis. D’autre part, c’est un livre d’un format agréable, transportable dans un sac à main (je voyage quotidiennement en train ...) et accompagné d’illustrations sobres et élégantes.

Dernier plus : la plupart des plantes sont accompagnées d’une explication sur l’étymologie de leur nom.

Les moins

Comme je l’ai indiqué plus haut, les conseils de culture pour chaque plante sont insuffisants.

Mais laissez-moi vous donner un exemple : je possède quelques Angraecum et je pense profiter de la prochaine exposition d’orchidées pour en commander un autre. J’ai donc parcouru les diverses descriptions que propose Lecoufle pour savoir quel Angraecum est le plus adapté à mes conditions de culture. L’auteur m’indique les températures idéales pour Angraecum sesquipedale, mais rien sur la luminosité, alors qu’il fait exactement l’inverse pour Angraecum viguieri ! Plus fort encore, à propos de l’hybride primaire Angraecum Lemforde White Beauty, Lecoufle me recommande de suivre les conseils de culture de Angraecum sesquipedale alors même qu’il n’en donne pas !

Allez comprendre…

Finalement, l’ouvrage contient les classiques photographies inversées, comme celle de Coelogyne mayeriana à la page 54.

Mon point de vue

N’hésitez pas à parcourir cet ouvrage s’il parvient entre vos mains : Il vous donnera probablement envie de découvrir de nouveaux genres. Mais si vous souhaitez connaître précisément les besoins de vos futures plantes, je vous conseille vivement de vous procurer un autre ouvrage plus complet.

26
MAR

La nomenclature ...

Par Sam, publié dans A savoir

"La nomenclature désigne une instance de classification (tableau, liste, règles d'attribution, d'identité ...) faisant autorité et servant de référence à une discipline donnée."

"La nomenclature botanique est la discipline de droit botanique qui a pour objet de définir et d'édicter les règles permettant de former les noms de taxons des organismes "considérés comme plantes [1]" et de déterminer leur priorité en cas de concurrence."

Wikipédia

... ou comment nommer une orchidée et lire son étiquette !

Que ce soit une espèce botanique ou un hybride, chaque orchidée porte un nom, qui est unique.

Pour une espèce botanique, c'est-à-dire que l'on peut trouver telle quelle dans la nature, ce nom est composé de deux mots latins. Tout d'abord le nom du genre, qui s'écrit en italique avec la première lettre en majuscule : Phalaenopsis, Dendrobium, Laelia, etc. Il est suivi par le nom de l'espèce, qui s'écrit lui aussi en italique mais tout en minuscule : equestris, unicum, anceps, etc. Ce qui donne : Phalaenopsis equestris, Dendrobium unicum, Laelia anceps, etc.

Pour être tout à fait complet, le nom de l'espèce doit comporter le nom de son auteur, celui qui l'a découvert et/ou décrit. Par exemple : Dendrobim unicum Seidenfaden ou Laelia anceps Lindley.

Si le nom de la plante est suivi de deux noms de personne dont un en parenthèse cela veut dire que le nom de cette orchidée a changé. Un exemple : Phalaenopsis equestris (Schauer) Reichenbach F. fut décrit en 1843 par J. C. Schauer sous le nom de Stauroglottis equestris. Six ans plus tard, en 1849, F. Reichenbach l'a transféré dans le genre Phalaenopsis.

Parmi les espèces botaniques, il existe des variétés. Elles s'écrivent en italique : Phalaenopsis violacea var. alba, Sophronitis cernua var. alagoensis ... L'abréviation var. (variété) et, elle, écrite en caractères romains.

Pour un hybride naturel, c'est-à-dire quand la pollinisation a lieu dans la nature entre des espèces botaniques différentes, le nom de ces dernières s'écrit comme ci-dessus, séparées par le signe de multiplication X. Par exemple: Phalaenopsis sumatrana X Phalaenopsis violacea. Il est possible que le croisement porte un nom. Dans ce cas, celui-ci s'écrit en minuscule et en italique mais avec le X du croisement collé devant. Ce qui donne : Phalaenopsis Xgersenii.

En ce qui concerne les hybrides artificiels, c'est-à-dire créés par l'homme, il en existe 2 sortes : Les intragénériques et les intergénériques.

Pour un hybride intragénérique, c'est-à-dire le croisement de deux ou plusieurs espèces botaniques, les règles d'écriture sont celles de l'hybridation naturelle : Par exemple, Phalaenopsis gibbosa X Phalaenopsis wilsonii. En général, ces hybrides sont nommés par leur créateur. Pour mon exemple : Phalaenopsis Little Tenderness. Le nom du genre en italique avec la première lettre en majuscule, le nom de l'hybride en caractères romains, première(s) lettre(s) en majuscule.

Pour un hybride intergénérique, c'est-à-dire le croisement d'espèces appartenant à des genres différents, comme par exemple : Doricentrum Pulcherrimin* (croisement de deux espèces de genre différent : Doritis pulcherrima X Ascocentrum miniatum) le nom intergénérique (Doricentrum) s'écrit en italique avec la première lettre en majuscule et le nom de la variété en caractères romains, première(s) lettre(s) en majuscule.

* Je ne sais pas si ce nom est toujours valide puisque le genre Doritis a été annexé au genre Phalaenopsis.

D'autres exemple : Brassidium Wild Warrior = Oncidium leucochilum X Brassia  Stardust, Brassada Mivada = Brassia brachiata X Ada aurantiaca ...

A tout cela peut s'ajouter le nom d'un cultivar. Par exemple : Phalaenopsis Little Skipper 'Zuma Nova'. Il s'écrit en caractères romains, première(s) lettre(s) en majuscule et entre des guillemets simples.

Pour terminer, il se peut également que le nom d'une orchidée, botanique ou hybride, soit suivi par une abréviation telle que FCC/AOS, AM/RHS ou SM/JOGA. Elles indiquent toutes trois que la plante a été primée ! FCC/AOS aux USA, AM/RHS en Grande-Bretagne et SM/JOGA au Japon.

A savoir :

  • Carl Von Linné fut le fondateur de la botanique moderne. C'est à lui que nous devons la création de la méthode de classification des orchidées
  • Les orchidées hybrides sont enregistrées par la Royal Horticultural Society (RHS)

PS Peut-être vous êtes-vous demandé pourquoi jusqu'à présent je n'écrivais pas les genres, espèces et variétés en italique sur ce blog ...

... je vous laisse en découvrir la raison !

http://www.wikio.fr